Françoise Nicol

A la frontière de la poésie et des arts (XXè & XXIè s.)

AU JOUR LE JOUR: actualité

10 janvier 2016

 

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Obstinés à la vie, chassés du paradis. Coup de cœur enthousiaste en ce début d’année: le premier livre des toutes nouvelles  Éditions de la Sibylle vient de paraître. Alliance entre deux artistes, Béatrice BOUFFIL et Joan JORDA, le poète et le peintre, accordés au même rythme. De « Résolution poétique » à « Méditerranée », des monstres de l’imagination aux harmonieux nageurs, chaque page touche au cœur. La mise en page, la qualité du papier et des reproductions des œuvres sur papier de Jorda servent magnifiquement le travail commun.

Béatrice BOUFFIL et Joan JORDA, Obstinés à la vie, chassés du paradis, éditions de la Sibylle. 27€.

6 janvier 2016

La force que les voeux veulent donner c’est aux poètes qu’il faut la demander. Ce matin, Romane Bohringer a lu « Un cri de paix » de René Depestre sur France-inter (7-9, 06-01-16)

Tu ouvres ce soir des yeux merveilleux
Tu regardes les hommes, la terre, la vie
Tu as des yeux sur tout le corps
Ta bouche regarde, tes poumons aussi
Tes mains ouvrent cinq paires d’yeux
Ton ventre ton sexe tes pieds
Par la la vue prennent possession
De l’écorce somptueuse du monde

Ton destin regarde. Tu veux tout voir
Tu veux être pierre avec les pierres
Arbre avec les arbres
Rossignol avec les rossignols (…)

© René Depestre, Rage de vivre, Seghers

9 décembre 2015

Reverdy, Les Ardoises du toit

Nomade
La porte qui ne s’ouvre pas
La main qui passe
Au loin un verre qui se casse
La lampe fume
Les étincelles qui s’allument
Le ciel est plus noir
Sur les toits
Quelques animaux
Sans leur ombre
Un regard
Une tache sombre
La maison où l’on n’entre pas

25 novembre 2015

« La contre-terreur c’est ce vallon… »

René Char, Feuillets d’Hypnos, 1943-1944. Pages écrites au maquis, publiées après la guerre.

Feuillet n°141.

Feuillet n°141.Cliquer sur l’image pour la lire.

12 avril 2015

Mères, futures mères autour de moi, en ce printemps somptueux…

« tu le regardes     c’est donc lui     celui-là     cet enfant-là

justement     celui-là

et pour toujours » (…)

Chez Tarabuste, Luce Guilbaud vient de faire paraître Mère ou l’autre. La beauté bouleversante de ces pages comme une révélation. Feuilletages à l’infini du poème sur notre condition de femmes et d’hommes.

17 février 2015

Un travail en cours sur le peintre Yves PICQUET m’a amenée récemment aux Archives de la critique d’art. Le site dans les deux sens du terme (4 allées M.Berhaut, à Rennes et http://www.archivesdelacritiquedart.org/ ) offre des ressources de grande qualité à qui veut travailler sur les arts visuels aux XXe et XXIe siècles, en particulier. Merci à tous les documentalistes des Archives.

11 janvier 2015

PARIS, place de la République, Martin Argyroglo (agence Reuters), témoin de ce moment magique, rejoint Delacroix.

11 janvier 15

2015

L’exercice du regard… Voilà le vœu que je formule. Regarder pour le plaisir, contre la résignation ou pour agir. Rendre leur regard aux oiseaux, postés un peu partout, qui nous guettent. Contempler la peinture, celle d’Yves Picquet sur laquelle je travaille en ce moment, celle de Braque que le regard de Limbour savait « boire ».

2015

Cliquer sur l’image

2012-2014

Surréalisme, novembre 2014: un compte rendu critique associant 4 ouvrages vient de paraître dans la revue Critique d’art, n°43 (p.28-137, en français et en anglais). Signé Jérôme Duwa, il est intitulé « Les angles mort du surréalisme » (« The Blind Spots of Surrealism »). Il présente les deux sommes que vient de publier Jacqueline Chénieux-Gendron chez Champion : Inventer le réel, le surréalisme et le roman et Surréalismes, l’esprit et l’histoire, en les reliant aux Écrits sur l’art de Georges Limbour. Rappelons que c’est J. Chénieux-Gendron qui a mené les premières études universitaires sur ce grand critique d’art.  Le quatrième ouvrage analysé dans cet article est Georges Limbour, l’aventure critique, qui propose une lecture  à la fois littéraire et artistique de ces écrits, en relation avec l’œuvre poétique et de fiction de Limbour.

« Georges Limbour écrivait en un temps où peut-être le monde de l’art était moins claquemuré », suggère Jérôme Duwa. Une invitation à relire le surréalisme à la lumière de la pensée de J. Chénieux-Gendron et à revenir à Limbour.

G.Limbour1re de couv

Décembre 2013: parution des écrits sur l’art de Georges LIMBOUR,  Spectateur des arts (édition de Martine Colin-Picon et F.Nicol), Paris, Le Bruit du temps.

L’année 2014 a vu aboutir plusieurs projets.

  • F. Nicol et L. Perrigault, dir.,  La scène érotique sous le regard, Rennes, PU de Rennes, 2014.
  • « Trost ou le plaisir de flotter », in M. Yaari (dir.), Infra-noir, un et multiple, un groupe surréaliste entre Bucarest et Paris, 1945-1947, Londres, Peter Lang, coll. Art et Thought, Histories of the Avant-Garde, 2014.

En août 2014, à l’université d’Helsinki,  avec le groupe de recherche international auquel j’appartiens (dit. prof. M.Yaari, University of Pennsylvania), j’ai défendu les couleurs du groupe surréaliste de Bucarest  (colloque EAM).

Actuellement, je travaille toujours sur Georges Limbour. Voir le site  que je consacre au poète, pour en savoir plus. Mais ma recherche porte aussi sur le peintre Yves PICQUET.

Au quotidien, mon travail de recherche est en interaction permanente avec celui de mes étudiants  à l’IRFFLe, université de Nantes. Ces étudiants sont des étrangers venus en France pour en apprendre la langue ou des étudiants de France ou d’ailleurs, professionnels ou futurs professionnels du Français Langue Étrangère (en master ou en doctorat). Je leur enseigne  la littérature (en particulier la littérature francophone) et les arts visuels tout en étudiant avec eux les enjeux de la culture dans ses  rapports avec la langue.

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