NOTES de LECTURE

Isabel DUPERRAY, Saisons, Peinture, Miroirs, La Roche-sur-Yon et Maison Julien-Gracq, 2017

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Les peintures d’Isabel Duperray ont quitté les cimaises du musée de La Roche-sur-Yon mais il reste le catalogue, reflet un peu pâle,  certes, mais ouvrage bien construit. Encadrés par un texte théorique de l’historien d’art Jean-François Chevrier et celui de Léopoldine Sacher qui célèbre l’art de l’ambiguïté de l’artiste, les paysages se succèdent, interrompus par des portraits : des enfants, des femmes, l’amant  peut-être et un mourant qui cherche l’air. Huiles, huile sur photographies, encres, gouaches.

Paysagiste ou portraitiste, Isabel Duperray circule entre la mort et la vie, le dehors d’une somptueuse nature sous le signe de l’eau et le dedans d’un corps féminin. Le paysage n’est pas à l’image du corps ni l’inverse: les deux se donnent à voir ensemble, comme dans les tableaux d’André Masson, mais c’est une femme qui tient le pinceau. Une femme qui a affronté  les peintres du passé, de Corrège à Courbet et Duchamp, une femme qui ouvre le paysage, qui ouvre à l’infini notre regard.

Michael LUCKEN, L’Art du Japon au XXe siècle, Paris, Hermann, 2002.

9782705664268_1_75.jpgLa magnifique somme du chercheur de l’INALCO dont la thèse portait sur Les Peintres japonais à l’épreuve de la guerre, 1935-1952, Paris, Les Belles Lettres, 2005. Grande clarté, fines analyses des tableaux, illustrations nombreuses. On dévore ce livre avec le sentiment de connaître un peu mieux les peintres, de comprendre un peu mieux la place de l’art dans sa relation avec le politique.

 

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